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Les robots en salle d’op’

Publié le 3 février 2020 Mis à jour le 3 février 2020

Une anesthésie automatisée permettrait de diminuer les risques de problèmes cognitifs après l’opération.

S’aider de robots pour mieux contrôler les effets secondaires d’une anesthésie : l’expérience semble concluante, selon une étude publiée dans le journal Anesthesiology et réalisée au sein du Service d’Anesthésiologie de l’Hôpital Erasme.

Luc Barvais, Alexandre Joosten et leurs collègues ont étudié la récupération des fonctions cognitives de patients de plus de 60 ans après une opération chirurgicale majeure : ces patients peuvent éprouver, après l’opération, des difficultés de concentrations, d’élocution ou encore des troubles de la mémoire.

Les médecins ont comparé les résultats d’un groupe de 44 patients recevant une anesthésie de manière automatisée avec 43 autres patients ayant reçu une anesthésie contrôlée manuellement. Il en ressort une diminution du risque de dysfonctions cognitives post-opératoires lors du contrôle automatisé, grâce à une meilleure stabilité des paramètres physiologiques.

"Le système robotisé surveille en continu l’anesthésie intraveineuse, la volémie et la ventilation. Il adapte instantanément l’anesthésie en fonction des besoins du patient opéré. Ce contrôle automatisé permet de maintenir ces variables physiologiques de façon beaucoup efficace que le pilote anesthésiste expérimenté" explique Luc Barvais.

L'informatisation de l’anesthésie intraveineuse est développée depuis 20 ans à l’Hôpital Erasme : le logiciel TOOLBOX y est utilisé depuis 2000 dans plusieurs salles d’opération. Cette étude est cependant la première qui démontre l’intérêt d’une anesthésie automatisée combinant 3 contrôleurs comparée à une anesthésie contrôlée manuellement par un anesthésiste expert.

"La vigilance d’un robot est supérieure à celle de l’anesthésiste. Ils aident à éliminer la partie répétitive de la tâche et améliorent ainsi la sécurité. De plus, ils libèrent du temps pour se concentrer sur d’autres examens et la prise en charge pré et post-opératoire" conclut Luc Barvais.